Jain, la chanteuse cosmique : son secret avec les paillettes Dior et le tarot de Marseille ! ✨🔮 #Makeba #Musique

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Jain : De l’énergie et des rythmes entêtants

Combinaison bleue ou robe noire d’écolière, baskets blanches, tresses et air mutin. En 2015, Jain a déferlé sur la scène française en un tourbillon d’énergie et de rythmes entêtants. Souvenez-vous : Makeba, hommage à la militante des droits civiques sud-africaine Miriam Makeba, a fait décoller sa carrière. Huit ans plus tard, la chanteuse s’envole plus haut encore. Direction l’espace. Ou plutôt, une tournée des zéniths cet automne. Après deux albums, un tube planétaire et une pause de cinq ans, elle revient avec un nouvel opus, The Fool, à l’esthétique 70s ultra léchée et aux sonorités bien différentes de celles de ses débuts. « Après ma deuxième tournée, j’avais l’impression de céder à un mimétisme, de tourner autour des mêmes recettes », explique la chanteuse. « Cette fois, j’ai voulu montrer une autre musique que j’avais en moi depuis toujours mais que je n’avais jamais sortie.

Un retour aux sources musicales du monde

Avec Hope (son premier EP), Zanaka, et Souldier, la jeune femme avait fait honneur aux musiques du monde dont elle s’est imprégnée pendant ses voyages au gré des mutations de son père, employé d’une compagnie pétrolière, et notamment ses séjours à Dubaï et au Congo, où elle a vécu pendant son enfance. En 2020, elle a profité du confinement pour faire un autre voyage, temporel cette fois. Direction les années 70 et 80. Son nouveau clip Night Heights, sorti mercredi, confirme la tendance. Hommage aux diners, aux bowlings, grain tout droit sorti des sitcoms américaines, Jain nous entraîne dans un univers entre Hollywood et multiverse, Dune et Stranger Things.

Un opus artisanal et poétique

Chaque chanson de l’album correspond à une carte du tarot de Marseille, clin d’œil aux tirages que sa mère lui faisait lorsqu’elle était petite. Aux souvenirs d’enfance se mêlent ses influences d’aujourd’hui, et notamment celles des surréalistes comme Salvador Dalí et André Breton. Comme eux, elle a mis la main à la pâte en plus de poser sa voix en studio. Retour aux sources. Confinée, Jain a mis à profit ses talents de graphiste (sa formation initiale) pour dessiner les cartes correspondant à chaque titre. « Ado, je customisais mes sacs, mes chaussures… La dimension artisanale du dessin collait à mes envies pour les pochettes de The Fool.