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Plan de l'article
- 0.1 Le lauréat de la Palme d’Or iranien Jafar Panahi appelle à renverser le régime de Téhéran !
- 0.2 Le lauréat de la Palme d’Or iranien Jafar Panahi appelle à renverser le régime de Téhéran !
- 0.3 Une Vente aux Enchères Éblouissante !
- 0.4 Des Objets Chargés d’Histoire
- 0.5 Un Écho dans le Monde de l’Art
- 1 La relation entre Franz-Olivier Giesbert et Bernard Tapie
- 2 La première rencontre avec Bernard Tapie
- 3 L’image de Bernard Tapie
- 4 La relation avec les journalistes
- 5 L’interventionnisme de Bernard Tapie dans la presse
- 6 L’attraction médiatique autour de Bernard Tapie
- 7 La relation avec la presse et l’utilisation médiatique de Bernard Tapie
- 8 La collaboration avec Bernard Tapie à La Provence
- 9 Le livre sur Bernard Tapie
Le lauréat de la Palme d’Or iranien Jafar Panahi appelle à renverser le régime de Téhéran !
- 25 juin 2025 -
Le lauréat de la Palme d’Or iranien Jafar Panahi appelle à renverser le régime de Téhéran !
- 24 juin 2025 -
Une Vente aux Enchères Éblouissante !
Dans un monde où l’art et la créativité s’entrelacent, une vente aux enchères récente a captivé l’attention des passionnés d’art et des admirateurs de l’extraordinaire. Les objets ayant appartenu à l’illustre David Lynch, le maître du surréalisme cinématographique, ont atteint des sommets inégalés en termes de prix, suscitant un émoi incroyable parmi les collectionneurs.
Des Objets Chargés d’Histoire
Chaque pièce mise en vente n’était pas simplement un objet ; c’était une parcelle de l’univers fascinant de Lynch. Des œuvres emblématiques et des souvenirs intimes ont été proposés à des prix défiant toute concurrence, témoignant ainsi du statut légendaire que ce créateur unique a su bâtir au fil des décennies.
Des Sommes Record !
Avec une ferveur palpable, les enchérisseurs se sont battus pour acquérir ces trésors d’un autre monde. Les montants atteints lors de cette vente sont tout simplement stupéfiants, prouvant que la passion pour l’art ne connaît pas de limites. Qui aurait cru que des objets si « merveilleux et étranges » pourraient se vendre à pareille hauteur ?
Un Écho dans le Monde de l’Art
Cette vente n’est pas seulement un événement marquant dans la carrière de Lynch ; elle est également le reflet d’une tendance croissante dans le monde de l’art où les objets chargés d’une histoire personnelle prennent une valeur inestimable. Les amateurs d’art affluent vers ces pièces uniques qui résonnent avec leur propre sensibilité artistique.
Un Avenir Prometteur pour les Collectionneurs
Alors que la poussière retombe sur cette vente sensationnelle, il est indéniable que les objets ayant appartenu à David Lynch continueront à fasciner et à inspirer les générations futures. L’engouement suscité par cette vente augure d’un avenir radieux pour ceux qui cherchent à posséder une part du génie créatif qui a su capturer notre imagination.
- 23 juin 2025
La relation entre Franz-Olivier Giesbert et Bernard Tapie
Une amitié tumultueuse
Qui connaît Bernard Tapie aussi bien que Franz-Olivier Giesbert ? Pendant plus de trente ans, ces deux personnages au verbe haut se sont fréquentés. Une relation qui oscillait entre engueulades homériques et grands moments d’amitié. En 2018, le journaliste écrivait dans nos colonnes un long récit sur le dernier combat de l’homme d’affaires, contre la maladie. Trois ans plus tard, il lui consacrait également un livre, Bernard Tapie, Leçons de vie, de mort et d’amour (Les Presses de la Cité, 360 pages, 21 euros 90). Vanity Fair a donc demandé l’avis de Franz-Olivier Gisbert sur la série Netflix sobrement intitulée “Tapie”. L’occasion aussi de parler des rapports entre l’ex-ministre et la presse.
La première rencontre avec Bernard Tapie
Un déjeuner chez Drouant
Vous vous souvenez de votre première rencontre avec Bernard Tapie ?
Un jour, Mitterrand m’avait dit : “Vous devriez le voir, c’est un type intéressant. Je pense qu’il ira très loin.” J’avais déjà croisé Bernard Tapie à plusieurs reprises, mais en coup de vent. Là je l’ai invité à déjeuner chez Drouant. J’étais alors au Figaro. Lui devait déjà être ministre à cette époque. Le premier contact n’était pas mauvais, mais pas extraordinaire. À l’époque, j’avais publié un livre atroce sur Mitterrand. Bernard Tapie m’avait dit : “Vous avez de la chance de ne pas finir dans un truc en béton”. Je lui avais répondu que c’était Mitterrand qui m’avait conseillé de le rencontrer. Il ne comprenait pas qu’on pouvait s’envoyer des torgnoles et continuer à se fréquenter, comme on fait entre un journaliste et un président.
L’image de Bernard Tapie
Un homme fascinant
Vous aviez alors quelle image de Bernard Tapie ?
J’étais “marseillophile” si l’on peut dire. Depuis tout petit. Donc je connaissais Tapie le Marseillais. Mais ce qui me fascinait le plus, c’était ce qu’il avait fait dans le vélo. Avec Bernard Hinault qu’il ramasse par terre et qu’il a complètement ressuscité. Ça m’avait beaucoup impressionné.
La relation avec les journalistes
Un comportement parfois brutal mais sentimental
Il correspondait à l’idée que vous vous faisiez du personnage ?
Le déjeuner avait été rude. Mais pas gênant. C’est quelqu’un qui pouvait vous brutaliser. Moi je répondais de manière très franche. Je n’étais pas impressionné. Et avec lui, ce comportement passait bien. Il n’exigeait pas de vous que vous soyez à plat ventre. Beaucoup de choses fausses ont d’ailleurs été dites sur son comportement. C’était quelqu’un qui pouvait être violent en mot, parfois même en geste. Mais c’était un sentimental. Et quand vous marquiez votre territoire, il faisait attention. Il était toujours dans une sorte de défi avec l’autre.
L’interventionnisme de Bernard Tapie dans la presse
Des demandes de réécriture et des échanges musclés
Il demandait souvent à réécrire des papiers ?
Oui, il est très interventionniste mais comme beaucoup de gens. Il avait aussi une certaine capacité à élever la voix. Mais derrière tout ça, c’était quelqu’un de très touchant. Un grand sentimental.
L’attraction médiatique autour de Bernard Tapie
Un personnage fascinant pour la presse
Qu’est-ce qui vous intéressait chez lui ?
Le charisme fou, extraordinaire. On le regardait tous avec des grands yeux. Des comme ça, on n’en voit pas cinquante.
Vous avez mis du temps à vous rapprocher de lui ?
Pendant un moment, on s’est perdus de vue. Il y a eu l’affaire OM/VA, la prison… Et puis on s’est rapprochés parce que, en travaillant, j’ai découvert que l’affaire de l’arbitrage était un scandale total. Bernard Tapie a clairement été lésé. Quand on regarde de près l’histoire d’Adidas, on voit qu’il y a un énorme problème de justice en France, puisqu’il y a des preuves que le Crédit Lyonnais a fait une énorme carambouille. Personne ne veut le reconnaître et tout le monde était aveuglé par la haine de Tapie. C’est vrai qu’à ce moment-là, je l’ai trouvé émouvant.
Est-ce que Bernard Tapie avait de la considération pour les journalistes, ou il les prenait plutôt avec mépris ?
Il a tenu des propos vraiment moches sur les journalistes mais c’était la colère qui le faisait parler. Et après ça passait. Les journalistes souvent, ils tapent fort, puis ils n’aiment pas quand la personne ciblée se défend. Mais nous ne sommes pas intouchables. Du moins, je ne me considère pas comme tel.
Il a prononcé quand même une phrase assez extraordinaire : “À quoi bon acheter un journal quand on peut acheter des journalistes”…
Oui, ça résume bien le personnage. Il provoquait beaucoup.
La relation avec la presse et l’utilisation médiatique de Bernard Tapie
Une attraction pour les médias et une certaine complaisance
Pourquoi la presse s’est autant intéressée à lui ?
C’était quand même une attraction incroyable. C’était quelqu’un de très étonnant, des gens comme ça on n’en voit pas souvent. Puis il était vendeur pour les journaux, ça faisait toujours de bons articles. Lui a beaucoup utilisé la presse mais inversement, la presse l’a aussi beaucoup utilisé. C’est toujours le jeu classique avec un personnage charismatique. Il se passait toujours quelque chose autour de lui. Il y avait toujours matière à écrire sur lui.
Il a tout de même profité d’une certaine complaisance des médias ?
Oui bien sûr. Il y avait toute une bande de profiteurs autour de lui, des journalistes qui étaient à ses petits soins. Il les invitait à voir des matchs de foot à Marseille, il les emmenait en avion. Ce sont parfois les mêmes qui ont ensuite tapé très fort sur lui.
Moi, je n’ai jamais été de sa cour. J’ai dû faire un match de foot au Vélodrome quand il était président de l’OM. Mais j’étais déjà présent à Marseille pour le travail et j’ai eu une mauvaise place. De toute façon, je ne suis pas très foot.
La collaboration avec Bernard Tapie à La Provence
Un patron changeant mais à l’écoute
En 2018, vous retrouvez Bernard Tapie à La Provence. Lui était propriétaire du journal et il vous nomme directeur éditorial. C’était quel genre de patron ?
Il changeait souvent d’avis. Ça m’a beaucoup frappé. Il avait beaucoup d’idées, souvent des très bonnes et d’autres très mauvaises. Et quand on lui résistait, il écoutait. Ou il disait : “Finalement c’est toi qui sais, fais comme tu veux.” Ce n’était pas facile de travailler avec lui. On a eu des engueulades monumentales. À un moment, on ne se parlait même plus. Et pendant certaines disputes, je lui disais : “Attends, là tu hurles, calme-toi un peu et on se rappelle.” On pouvait lui parler comme ça. Il ne m’a pas viré pour autant.
L’interventionnisme de Bernard Tapie dans la presse
C’était un patron très interventionniste ?
Oui et non. Pas du genre à dire : “Fais un papier gentil sur lui ou lui.” Il avait plutôt des idées sur le développement du journal. Sur les Gilets Jaunes, il voulait qu’on s’implique beaucoup. Moi j’étais plus sur les freins. Je ne tenais pas à ce que le journal devienne le bulletin paroissial des Gilets Jaunes. Je me souviens de discussions épiques avec lui et puis finalement il a cédé.
Vous racontez dans le papier que vous avez écrit sur lui dans Vanity Fair qu’il terminait certains de ses SMS de travail avec vous par un “je t’aime”.
Oui, il était furieux que j’écrive ça. Mais ça explique aussi le personnage. Très sentimental, c’était même sa faille. C’était quelqu’un de très affectif, il pleurait. Il était malade en plus à cette époque. La mort était proche. Il faisait semblant, il portait beau, mais il savait bien que son cancer était trop avancé.
Le livre sur Bernard Tapie
Raconter qui il était vraiment
Pourquoi avoir écrit un livre sur lui ?
Parce qu’il était beaucoup mieux que ce qu’on disait. J’entendais toujours dire des horreurs sur lui. Donc j’avais envie de raconter qui il était vraiment. Et il s’est bien fait avoir quand même, sur l’arbitrage. Les magistrats n’ont pas jugé en droit. Il s’est fait avoir, sans doute parce qu’il était tellement émotif, qu’il ne savait pas raconter les choses. Un jour il m’a dit : “Je t’ai entendu à la radio, c’était très bien mais comment tu fais ?” J’avais un peu simplifié les choses. Mais ça, c’est mon métier de journaliste, on simplifie toujours un peu les choses. Lui se perdait dans les détails. Pourtant, il était charismatique. Mais il était mauvais quand il devait raconter une chose qui le concernait.
Vous avez regardé la série de Netflix qui lui est consacrée ?
Oui. Les acteurs sont excellents, mais je n’ai pas du tout retrouvé le Tapie que je connaissais. Il manque la dimension grand sentimental, le côté affectif. On voit quand même un peu l’aspect voyou et de type génial, ça y est un peu. Mais c’est triste qu’il manque le côté sentimental. Le mec croyant, qui prie tous les soirs. Il est quand même très inattendu. Là ce n’est pas très travaillé. Après ce n’est pas mauvais mais ce n’est pas lui. Mais ce n’est pas grave. Ça reste une série.
- À lire : Laurent Lafitte dans «TAPIE» : «La série raconte une épopée française, sans réhabiliter ni accuser Bernard Tapie»




