Golshifteh Farahani, icône de la liberté !

Faites la connaissance de Marion, notre globe-trotteuse émérite, spécialiste des voyages et des sorties chez Trendbook.fr !
Passionnée de découvertes (lieux, restaurants..), Marion vous emmène aux quatre coins du monde à travers ses récits captivants. De ses escapades dans les villes animées aux recoins les plus reculés, elle vous transporte dans un voyage culturel envoûtant.
Marion
Les derniers articles par Marion (tout voir)
Donner une note

Il était il n’était pas

Une femme entre réalité et fiction

Les contes persans ne commencent pas comme en Occident par « Il était une fois » mais par la formule infiniment plus magique : « Il était il n’était pas », sans virgule, histoire de bien faire trembler la frontière entre réalité et fiction, jusqu’à ne plus pouvoir les distinguer. La femme qui s’avance vers moi existe bien, comme en témoignent les regards qui la suivent dans ce bar d’hôtel parisien confidentiel. Mais elle appartient aussi au monde du rêve et des contes, à la Perse éternelle, celle des artistes, des muses, des poètes. Et l’on pourrait ainsi commencer son portrait, avant de la ramener à son identité terrestre et administrative, avec cette formule : « Elle était elle n’était pas. »

  Événements Incontournables : Découvrez Ce Que l'Europe a à Offrir Cette Semaine !

Bienvenue dans notre sélection captivante des événements culturels qui illuminent les villes européennes cette semaine ! Que vous soyez un passionné de musique, un amateur d'art ou simplement en quête d'une expérience inoubliable, vous êtes au bon endroit. Laissez-vous emporter par le charme et la diversité de l'Europe, où chaque coin de rue peut révéler une surprise délicieuse.

À ne pas manquer : Concerts Magnifiques et Performances Envoûtantes

Cette semaine, la scène musicale européenne bat son plein. Des artistes de renommée mondiale se produisent dans des lieux emblématiques. Imaginez-vous vibrer au rythme des mélodies envoûtantes tout en étant entouré par une atmosphère électrique. N’hésitez pas à réserver vos places pour vivre ces moments uniques.

Expositions Éblouissantes : Plongez dans l'Art Contemporain

Les galeries d’art sont en effervescence avec des expositions fascinantes qui défient les conventions et nourrissent l’âme. Que vous soyez un connaisseur ou un simple curieux, ces œuvres novatrices sauront captiver votre imagination et éveiller vos sens. Ne laissez pas passer cette chance de découvrir les talents émergents du continent.

Cinéma : Les Meilleures Projections à Ne Pas Rater

Pour les cinéphiles, cette semaine offre une sélection de films qui vont au-delà du simple divertissement. Des projections exclusives aux avant-premières tant attendues, préparez-vous à être transporté dans des histoires palpitantes qui résonnent bien au-delà des écrans. Prenez vos amis et plongez dans le monde fascinant du septième art !

Conclusion : L'Europe Vous Attend !

Ainsi, que vous soyez en quête d'une mélodie entraînante, d'une œuvre d'art inspirante ou d'un film captivant, cette semaine promet d'être riche en découvertes culturelles à travers toute l'Europe. Ne manquez pas ces occasions exceptionnelles qui pourraient bien devenir des souvenirs inoubliables. Préparez-vous à explorer et à vibrer au rythme de la culture européenne !

La force tranquille d’une reine exilée

La maturité d’une actrice accomplie

À première vue, Golshifteh Farahani n’a jamais paru aussi sûre d’elle. Tout de noir vêtue, chevelure de jais, regard de charbon, elle dégage la force tranquille teintée de mélancolie d’une reine exilée, qui ne posséderait plus qu’elle-même et se contenterait de ce royaume. Du charme, elle en a toujours eu. Mais cette densité est nouvelle, non ? « C’est l’âge », me glisse-t-elle dans un sourire. On contemple, étonné, son visage intemporel de madone, mais elle ne plaisante pas. À 40 ans, et près de cinquante films à son actif, elle est en droit de revendiquer une certaine maturité. « Quand j’ai quitté l’Iran pour la France il y a quinze ans, c’est comme si on m’avait coupé les mains et les pieds. Tout était à reconstruire. J’ai dû repartir de zéro, apprendre le français, comme une enfant. Ça prend du temps. » Elle se sert une tasse de thé, réfléchit. « Il faut apprendre à s’exprimer plus simplement. Mais les mots de la vérité sont simples. »

Une sorcière moderne dans la cité Python

Un constat glaçant sur une société disloquée

La phrase sonne comme une profession de foi. En musicienne avertie, elle la laisse résonner dans le silence en sirotant son thé. Drôle d’introduction, en parfait contrepoint, au personnage qu’elle incarne dans son dernier film, Roqya (sortie en salle le 15 mai) : Nour, sorcière moderne, vendant ses sortilèges et pratiquant la contrebande d’animaux exotiques dangereux dans la bien-nommée cité Python, où règne la loi de la jungle. « C’est un milieu où personne ne croit aux pompiers, à la police ou aux médecins, à l’État. Par ignorance et désespérance, par désir de protection, on se tourne vers la sorcellerie, comme dans tous les pays pauvres. » Elle se souvient qu’au Rajasthan, où elle a tourné Le Chant des scorpions (2017), « quand un scorpion vous pique, vous n’allez pas à l’hôpital, il n’y en a pas, vous êtes obligés de croire au pouvoir du shaman ». Abandonnée de tous les services publics, la cité a donc remplacé la médecine par la superstition, et la justice par la violence collective. Bientôt, voilà Nour désignée via les réseaux sociaux comme bouc émissaire, et poursuivie par une foule avide de lynchage. Glaçant constat d’une société disloquée, où ne survivent que des croyances, toutes également dangereuses. Le réalisateur, Saïd Belktibia, dont c’est le premier long-métrage, reconnaît tranquillement : « Qui de mieux que Golshifteh pour incarner l’histoire d’une femme prise pour cible ? »

Fuite et exil

Les sacrifices d’une actrice iranienne

C’est vrai : elle a dû fuir l’Iran en 2008 pour avoir joué dans un film hollywoodien, première actrice iranienne à le faire depuis la révolution islamique de 1979, et avoir créé le scandale en apparaissant sans voile et les bras dénudés à la première new-yorkaise du film en question, intitulé – ça ne s’invente pas – Body of Lies, en français Mensonges d’État, une grosse production signée Ridley Scott, avec Leonardo DiCaprio et Russell Crowe. Elle y joue une infirmière musulmane vivant à Amman et courtisée par Roger Ferris, le personnage de DiCaprio, un agent de la CIA respectueux, et même amoureux du monde arabe. Dans le film, elle apparaît toujours vêtue et voilée de manière à ne pas provoquer l’ire d’aucun censeur. Mais le problème n’est pas le scénario, plutôt défavorable aux États-Unis : c’est sa participation même à un projet américain. Depuis l’âge de quatorze ans, elle a joué dans dix-sept films iraniens, et son immense popularité dans le pays fait d’elle, qu’elle le veuille ou non, un symbole que le régime en place ne peut laisser passer à l’ennemi sans se ridiculiser.

La fuite vers la liberté

S’échapper avant que tout ne s’effondre

C’est ce qu’elle finit par comprendre après sept mois d’interrogatoires réguliers par les autorités, quand le juge chargé de son dossier lui avoue qu’elle sera condamnée dès la sortie du film, à une peine qui se voudra exemplaire, et qu’elle ferait mieux de prendre ses jambes à son cou. Il lui rend le passeport qu’il avait confisqué. « Il fallait que je parte avant la sortie du film. » Méfiante, elle suit cependant le conseil de ce magistrat pétri de contradictions, qui lui reproche sa liberté tout en faisant partie secrètement de ses admirateurs. Les mensonges d’État, on ne connaît que ça, quand on a grandi à Téhéran. En Iran, tout le monde ment, même ceux à qui vous devez mentir. À l’aéroport, confusion, elle a un passeport en règle, mais est toujours sur la liste noire. « Ils n’ont pas dit oui mais ils n’ont pas dit non. Ils ont dit : “On ne comprend pas” et sur un malentendu, ils m’ont laissée partir. » Quand l’avion décolle, elle n’y croit tellement pas qu’elle n’a pas pris la peine d’embrasser ses parents, pour leur dire au revoir ou adieu. « Au moment de monter dans cet avion, c’était comme courir un marathon et avoir une crampe à la fin. Mes jambes étaient en coton, mais elles avançaient toutes seules. C’est le corps qui nous prend, on dirait que l’âme se sépare du corps. » L’exil, c’est mourir de son vivant ? Elle précise : « C’est l’inverse de la mort où on dit que l’âme part et le corps reste. Là c’est le corps qui part, et l’âme qui reste. J’ai laissé neuf dixièmes de mon âme là-bas. »

Le choix de l’exil

Reconstruire sa vie loin de son pays natal

Mais ce corps a l’air de savoir ce qu’il fait. À New York, au moment de choisir sa tenue pour la première de Mensonges d’État, elle hésite. « J’avais acheté une robe à Paris. Dans ma chambre d’hôtel, on m’en avait mis à disposition une autre, très belle, un costume de mariage traditionnel, avec voile, et qui laissait les bras couverts. » Discussion avec son mari, qui plaide pour celle choisie ensemble à Paris, « comme un tampon pour assumer publiquement que j’étais libre et que je ne retournerais pas en Iran. Comme un mariage avec l’exil. » Finalement, qui a décidé ? Quand même pas son mari ? Elle répond à moitié : « Moi je ne savais pas, mais mon corps savait. » Ce sera la robe de l’exil.

Une actrice en quête de vérité

Jouer avec les limites du réel et du fictif

En 2008, fraîchement débarquée en France au bras d’un mari qui lui a offert la nationalité française en même temps que son indéfectible soutien, elle ne parle pas ou peu de politique, se contentant de vivre et de jouir de la liberté, chérie plus que tout. À 25 ans, alors qu’elle est une star en Iran, elle doit repartir de rien – ou presque, elle vient tout de même de jouer avec DiCaprio. Tout reconstruire… Elle le fait, avec légèreté, en donnant le sentiment de virevolter, de s’amuser toujours. Elle devient une actrice véritablement internationale, tourne pour le Britannique Roland Joffé, pour le Français Louis Garrel, elle tourne dans les films de ses compagnons d’exil en France, sa compatriote Marjane Satrapi, l’Irakien d’origine kurde Hiner Saleem, l’Afghan Atiq Rahimi : une famille d’adoption. La romancière iranienne Nahal Tajadod, épouse du regretté Jean-Claude Carrière, elle aussi réfugiée à Paris, l’approche avec un projet singulier : faire d’elle l’héroïne d’un roman. Elle accepte.

La vérité du corps

La nudité comme symbole ultime

Même nu(e), dévoilé(e) en gros plan, son visage continue de garder son mystère et ses précieux secrets. On se demande toujours à quoi elle croit et si elle croit à quelque chose. « Moi comme actrice je sais. Mais c’est à chacun(e) de se faire son idée. » Est-ce qu’elle est chercheuse d’or ou est-ce qu’elle vend des pelles ? Golshifteh répond en éclatant de rire. Un rire heureux, d’avoir joué un bon tour, d’avoir joué tout court. Un rire d’enfant qui ne laisse aucun doute : la main de Dieu ne fait pas de bruit, mais si elle en faisait un, ce serait celui-là.

Vous aimerez surement

Une Vente aux Enchères Éblouissante !

Dans un monde où l’art et la créativité s’entrelacent, une vente aux enchères récente a captivé l’attention des passionnés d’art et des admirateurs de l’extraordinaire. Les objets ayant appartenu à l’illustre David Lynch, le maître du surréalisme cinématographique, ont atteint des sommets inégalés en termes de prix, suscitant un émoi incroyable parmi les collectionneurs.

Des Objets Chargés d’Histoire

Chaque pièce mise en vente n’était pas simplement un objet ; c’était une parcelle de l’univers fascinant de Lynch. Des œuvres emblématiques et des souvenirs intimes ont été proposés à des prix défiant toute concurrence, témoignant ainsi du statut légendaire que ce créateur unique a su bâtir au fil des décennies.

Des Sommes Record !

Avec une ferveur palpable, les enchérisseurs se sont battus pour acquérir ces trésors d’un autre monde. Les montants atteints lors de cette vente sont tout simplement stupéfiants, prouvant que la passion pour l’art ne connaît pas de limites. Qui aurait cru que des objets si « merveilleux et étranges » pourraient se vendre à pareille hauteur ?

Un Écho dans le Monde de l’Art

Cette vente n’est pas seulement un événement marquant dans la carrière de Lynch ; elle est également le reflet d’une tendance croissante dans le monde de l’art où les objets chargés d’une histoire personnelle prennent une valeur inestimable. Les amateurs d’art affluent vers ces pièces uniques qui résonnent avec leur propre sensibilité artistique.

Un Avenir Prometteur pour les Collectionneurs

Alors que la poussière retombe sur cette vente sensationnelle, il est indéniable que les objets ayant appartenu à David Lynch continueront à fasciner et à inspirer les générations futures. L’engouement suscité par cette vente augure d’un avenir radieux pour ceux qui cherchent à posséder une part du génie créatif qui a su capturer notre imagination.



Une Vente aux Enchères Éblouissante !



Dans un monde où l’art et la créativité s’entrelacent, une vente aux enchères récente a captivé l’attention des passionnés d’art et des admirateurs de l’extraordinaire. Les objets ayant appartenu à l’illustre David Lynch, le maître du surréalisme cinématographique, ont atteint des sommets inégalés en termes de prix, suscitant un émoi incroyable parmi les collectionneurs.



Des Objets Chargés d’Histoire



Chaque pièce mise en vente n’était pas simplement un objet ; c’était une parcelle de l’univers fascinant de Lynch. Des œuvres emblématiques et des souvenirs intimes ont été proposés à des prix défiant toute concurrence, témoignant ainsi du statut légendaire que ce créateur unique a su bâtir au fil des décennies.



Des Sommes Record !



Avec une ferveur palpable, les enchérisseurs se sont battus pour acquérir ces trésors d’un autre monde. Les montants atteints lors de cette vente sont tout simplement stupéfiants, prouvant que la passion pour l’art ne connaît pas de limites. Qui aurait cru que des objets si « merveilleux et étranges » pourraient se vendre à pareille hauteur ?



Un Écho dans le Monde de l’Art



Cette vente n’est pas seulement un événement marquant dans la carrière de Lynch ; elle est également le reflet d’une tendance croissante dans le monde de l’art où les objets chargés d’une histoire personnelle prennent une valeur inestimable. Les amateurs d’art affluent vers ces pièces uniques qui résonnent avec leur propre sensibilité artistique.



Un Avenir Prometteur pour les Collectionneurs



Alors que la poussière retombe sur cette vente sensationnelle, il est indéniable que les objets ayant appartenu à David Lynch continueront à fasciner et à inspirer les générations futures. L’engouement suscité par cette vente augure d’un avenir radieux pour ceux qui cherchent à posséder une part du génie créatif qui a su capturer notre imagination.



<h2 class="c-article-summary">La vente aux enchères mémorable de David Lynch à Los Angeles</h2><br><br /> <br /> <div class="c-article-content c-article-content--culture js-article-content poool-content"...